Une opportunité pour un avenir meilleur – s’éloigner du transport d’animaux vivants – EURACTIV.fr

Chaque jour, des milliers d’animaux sont envoyés à travers l’Europe pour de longs et périlleux voyages. Via des transporteurs et des navires, ils voyagent pendant des jours, parfois des semaines, souvent pour être tués à leur destination finale.

Pierre Sultana est le directeur du Bureau de la politique européenne.

Les organisations de protection des animaux ont attiré l’attention sur la cruelle réalité du transport d’animaux vivants au cours des dernières décennies. D’innombrables cas ont prouvé à maintes reprises qu’il est impossible de garantir le bien-être et la sécurité des animaux pendant le transport. Du Karim Allah et de l’Elbeik, deux navires bloqués en mer pendant des mois, au Queen Hind, un navire qui a chaviré provoquant la noyade de milliers de moutons, des transporteurs voyageant dans des vagues de chaleur extrêmes et sans équipement d’abreuvement adéquat aux animaux gelés à décès. Lorsque les camions traversent les froids mois d’hiver, les problèmes associés au transport d’animaux vivants semblent interminables.

Ces dernières années, les institutions européennes et les États membres de l’UE sont enfin passés à l’action. La Commission européenne s’est engagée à revoir le règlement sur les transports dans sa stratégie de la ferme à la table et le Parlement européen a mis en place une commission d’enquête en 2020 pour enquêter, examiner et débattre du transport d’animaux vivants sur 18 mois et publier un rapport fin 2021. et les recommandations au Conseil et à la Commission adoptées lors de la session plénière du Parlement européen. Le rapport a non seulement mis en évidence les dangers du transport d’animaux vivants, mais a également abordé le manque d’application dans toute l’Europe, ce qui a permis de bafouer fréquemment les réglementations existantes.

Aujourd’hui, l’Union européenne a enfin la possibilité de s’attaquer à bon nombre des plus grands problèmes de bien-être et de sécurité. Parallèlement au bilan de qualité et à la révision de la législation de l’UE sur le bien-être des animaux, le règlement sur les transports sera également mis à jour. Des pressions sont exercées non seulement par des ONG et d’autres défenseurs du bien-être animal, mais aussi par plusieurs États membres de l’UE.

Les pays VUGHT ont présenté un rapport sur la révision du règlement, réclamant des délais de transport plus courts, le transport de viande, de carcasses et de matériel d’élevage au lieu d’animaux vivants, l’interdiction de certaines exportations à long terme vers des pays tiers par route et par mer, notamment la législation sur le transport des volailles et des animaux non sevrés, et les exigences spécifiques au transport telles que les hauteurs sous plafond.

Le document sera discuté lors de la prochaine réunion du Conseil AgriFish, où les pays VUGHT espèrent obtenir le soutien d’autres États membres. C’est l’occasion pour les États membres de l’UE de prendre position sur la cruauté envers les animaux et d’appeler la Commission européenne à réviser le règlement de manière ambitieuse. Nous, avec de nombreuses autres organisations de protection des animaux, appelons les institutions européennes et tous les États membres à adhérer aux principes 048.

Cela signifierait une réduction drastique du temps de trajet maximal à zéro heure, donc une interdiction totale du transport d’animaux non sevrés ou d’animaux vulnérables tels que les animaux gravement gravides ou malades.

Pour les lapins, volailles et autres petits animaux transportés en cage, ainsi que les animaux en fin de carrière, la durée maximale de transport doit être de quatre heures, car ils sont plus sensibles aux températures extrêmes et à la déshydratation pendant le transport. La durée maximale du trajet pour les ovins, les bovins et les porcs adultes devrait être de huit heures.

Parallèlement au principe 048, nous exhortons les États membres à demander une interdiction totale du transport maritime, car toutes les études ont montré que le bien-être animal ne peut être assuré à bord des navires et que les personnes malades ou blessées ne reçoivent pas les soins nécessaires, et une interdiction de l’exportation d’animaux vivants vers des pays extérieurs à l’UE.

Il est impossible de garantir les normes de bien-être des pays de destination ; Par conséquent, le seul moyen d’assurer le bien-être des animaux tout au long du voyage est uniquement le transport d’animaux entre les États membres de l’UE.

Le bien-être animal fait partie intégrante de la transition vers un avenir plus vert et plus durable, et le transport d’animaux vivants menace ce bien-être chaque jour.

L’Union européenne aime se présenter comme un chef de file en matière de bien-être animal ! C’est maintenant l’occasion de passer de la parole aux actes et d’apporter enfin les modifications nécessaires à la loi qui pourraient conduire à l’article 21 du règlement sur le transport du bétail.St siècle. Il incombe désormais aux représentants de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne de faire de l’UE un lieu plus sûr, plus convivial et plus durable pour les animaux et les humains.

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