Anne Deane sur les preuves visibles du changement climatique dans la Grande Barrière de Corail

Anne DeaneCarl Deane

Anne Deane de Boston, Massachusetts est passionnée par la préservation du monde qui l’entoure. Mme Deane travaille avec son frère Carl Deane sur de nombreuses initiatives vertes pour réduire notre impact sur la planète. Des contributions supplémentaires à cet article proviennent de Carl Deane.

Lorsque le film Disney Finding Nemo est sorti pour la première fois, le public l’a aimé partout. L’histoire réconfortante a mis en lumière la magnifique Grande Barrière de Corail et la diversité des animaux sauvages qui l’habitent. Malheureusement, les célèbres récifs coralliens d’Australie pourraient bientôt devenir un lointain souvenir. La hausse des températures des océans a affecté la Grande Barrière de Corail de plusieurs manières et nous rappelle que le changement climatique est là, explique Anne Deane.

Comment le changement climatique affectera-t-il la Grande Barrière de Corail ?

Anne Deane explique que la Grande Barrière de Corail est l’un des “écosystèmes naturels les plus riches et les plus complexes au monde”, abritant 400 types de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 types de mollusques. Les touristes et les scientifiques font de la plongée en apnée sur les récifs et en apprennent davantage sur les dugongs (associés aux lamantins) et les tortues vertes. Malheureusement, le réchauffement climatique menace ces créatures et leurs habitats.

Blanchiment des coraux

L’une des raisons pour lesquelles la Grande Barrière de Corail a attiré les gens est ses couleurs magnifiques et vibrantes, explique Anne Deane. Le rose, le rouge et le jaune qui définissent les récifs s’estompent lentement à cause du blanchissement. Des chercheurs de l’Université James Cook de Townsville, dans le Queensland, en Australie, ont découvert que les récifs coralliens approchaient du point de transition et deviendraient probablement beaucoup moins colorés dans les années à venir.

Les coraux sont très sensibles à la température, donc lorsque l’eau devient trop chaude, ils libèrent des algues microscopiques qui vivent dans le tissu corallien. Il révèle le squelette blanc en dessous, donnant au récif un aspect blanchi. Bien que les coraux blanchis ne soient pas morts, ils sont plus sensibles à la famine et aux maladies.

Les récifs coralliens survivent à l’événement de blanchissement, mais seulement lorsque la température revient à la normale et que les coraux reçoivent les nutriments assez rapidement. Si rien de tout cela ne se produit (ce qui est très probablement dû au changement climatique), les récifs mourront.

Le blanchissement des coraux affecte les poissons

À cet égard, Carl Deane affirme que des chercheurs de l’Université James Cook ont ​​également remarqué que de nombreux poissons de la Grande Barrière de Corail deviennent moins colorés. Les poissons jaunes et verts, autrefois abondants, ont diminué des trois quarts au cours des 27 dernières années. Le Dr Christopher Hemingson de James Cook a déclaré :

“Nous avons découvert qu’à mesure que la couverture des coraux structurellement complexes du récif se développe, la richesse et le choix des couleurs des poissons qui vivent à l’intérieur et autour d’eux augmentent également.”

D’autres recherches ont montré que les motifs de couleur des poissons sont affectés par l’environnement local. Si le blanchissement continue, la Grande Barrière de Corail paraîtra probablement plus homogène, explique Carl Deane.

Conditions météorologiques extrêmes

Anne et Carl Deane affirment que les conditions météorologiques extrêmes ont augmenté ces dernières années dans les zones côtières australiennes, y compris la Grande Barrière de Corail. Cela comprend des tempêtes plus fortes, plus d’inondations et des cyclones tropicaux plus fréquents.

Des conditions météorologiques intenses ont causé des dommages importants aux récifs coralliens – dix puissants cyclones de catégorie 3 ou plus ont atterri en 14 ans. La Great Barrier Reef Maritime Authority et la Queensland Parks and Conservation Authority ont déclaré que les coraux pourraient se rompre ou que les plaques de corail pourraient se briser, explique Anne Deane.
Les têtes de corail, également appelées “bombes”, sont généralement assez fortes, mais à mesure que les conditions météorologiques extrêmes changent, les récifs coralliens ont moins de temps pour récupérer et se régénérer car ils sont à nouveau touchés.

Anne DeaneCarl Deane

La perte d’habitat

Les chercheurs ont remarqué que de nombreux animaux vivant dans la Grande Barrière de Corail se dirigent vers le sud pour trouver de l’eau plus fraîche et de meilleures sources de nourriture. Carl Deane dit que les prairies sous-marines rétrécissent en raison des températures de l’eau plus chaudes et des inondations plus fréquentes.

L’océan absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère, ce qui augmente l’acidité. À mesure que la production de dioxyde de carbone augmente, l’océan absorbe plus d’eau, ce qui entraîne une eau au pH plus faible (plus acide). L’acidité tue les herbiers, ce qui rend plus difficile la survie des dugongs, des tortues vertes et d’autres créatures.

Que peut-on faire pour protéger la Grande Barrière de Corail ?

Anne et Carl Deane affirment que le message est clair : une action immédiate est nécessaire pour ralentir le rythme du changement climatique et sauver des endroits précieux comme la Grande Barrière de Corail.

Le plus grand changement qui doit se produire ? Réduire les émissions. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais des organisations comme la Great Barrier Reef Foundation travaillent sur divers programmes pour protéger les récifs.

Restauration des écosystèmes

Les herbiers marins, les mangroves et les zones humides absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et jouent un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces écosystèmes stockent le carbone et peuvent aider à abaisser la température globale des océans dans la région. En travaillant à les renforcer, la Grande Barrière de Corail a de meilleures chances de prospérité, explique Anne Deane.

Récifs coralliens personnalisables

Les chercheurs du fonds cherchent des moyens d’aider les récifs coralliens à s’adapter à des climats plus chauds. Les températures de l’océan sont difficiles à revenir à la normale, donc l’adaptation est la meilleure. Les chercheurs créent des moyens de restaurer les récifs pour les rendre plus durables et appliquer une protection contre le blanchiment important, expliquent Anne et Carl Deane.

Références

https://whc.unesco.org/fr/list/154/
https://www.barrierreef.org/the-reef/threats/climate-change
https://www.climatecouncil.org.au/resources/stormsreport/

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