Ce scientifique participe à une tournée internationale des méduses pour étudier le mucus et les méduses

Questions et réponses

Jessica Schaub, étudiante au doctorat à l’UBC, part de la plus grande méduse du monde au Japon jusqu’au petit poison Irukandji en Australie, entamant une tournée internationale des méduses.

Schaub, doctorant au Département des sciences de la Terre, des océans et de l’atmosphère et à l’Institut des océans et des pêches, étudie les efflorescences de méduses, d’énormes groupes de “méduses” flottantes au Japon, en France, en Argentine et en Australie, grâce à Hugh. Bourse Morris. Le scientifique autochtone Schaub espère que son voyage incitera les jeunes autochtones à envisager une carrière scientifique.

Qu’est-ce que la “méduse” ?

Les méduses se présentent en fait sous deux formes. L’un d’eux est une créature flottante et palpitante que tout le monde connaît et qui s’appelle une méduse. L’autre est un minuscule polype qui vit au sol. Les méduses et les polypes ont le même ADN, ce sont donc effectivement des clones. De grands groupes de méduses sont connus sous le nom de proliférations saisonnières le long des côtes du monde. Ces efflorescences peuvent entraîner des difficultés économiques et écologiques, y compris lorsque les pêcheurs attrapent des méduses au lieu de poissons. Fait intéressant, les polypes déterminent le succès de la floraison, comme leur taille, mais peu de recherches ont été faites sur leurs minuscules créatures.

Au cours de mon voyage, je voyage en France et en Argentine pour apprendre l’étude des polypes auprès de quelques-uns des rares professionnels disponibles, tout en expérimentant les effets de la floraison au Japon et en Australie. Mes voyages sont financés par la bourse Hugh Morris, administrée par la Fondation Kimberley, qui permet aux étudiants canadiens des cycles supérieurs qui font des recherches dans un domaine prioritaire lié aux sciences de la Terre de « réaliser un voyage indépendant et un programme d’apprentissage par l’expérience ».

Polypes d’escargots chauds cultivés à UBC, échelle 1 mm. Crédit : Jessica Schaub.

Que faites-vous du slime, des touristes et des méduses venimeuses en Australie ?

Je regarde un projet sur le récif de Ningaloo à Exmouth, en Australie. Ce récif attire chaque année près de 40 000 touristes lors de la migration des baleines, qui coïncide malheureusement souvent avec l’apparition de dangereuses méduses Irukandji. Ces méduses sont petites et difficiles à voir, mais leur piqûre est très puissante et dans certains cas mortelle.

Pour protéger les touristes, des chercheurs du gouvernement d’Australie-Occidentale et du laboratoire de recherche sur les gels marins de l’Université Griffith travaillent ensemble pour développer un test rapide qui utilise l’ADN environnemental (eDNA) pour prélever des échantillons d’eau avant d’envoyer des touristes. Ce test rapide détermine si les méduses Irukandji sont présentes en fonction de leur mucus libéré dans l’eau, qui peut être détecté par l’ADN. Plus le niveau de mucus est élevé, plus il y a d’Irukandji dans l’eau et plus il est dangereux pour les touristes de nager.

Qu’espérez-vous que ce voyage signifie pour les jeunes autochtones ?

Les peuples autochtones sont sous-représentés dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) en raison de nombreux obstacles historiques et contemporains. Les méthodologies autochtones, par exemple, ne sont souvent pas considérées comme une science rigoureuse, malgré le fait que des approches alternatives et souvent complémentaires sont proposées pour relever des défis communs. Ces perspectives indigènes, comme beaucoup d’autres, sont très importantes en STEM car elles offrent de nouvelles façons d’aborder les problèmes.

Je pense que la représentation est l’un des principaux moyens de faire avancer le récit et d’encourager les jeunes autochtones à poursuivre une carrière dans les STEM, alors j’essaie d’être ouvert et honnête sur les avantages et les inconvénients de mon parcours de recherche. J’espère qu’en partageant mon histoire, les jeunes pourront communiquer et se considérer comme des chercheurs. Ce voyage me permet de mettre en évidence de nombreuses choses que j’aime dans la science – l’apprentissage, la collaboration, les voyages et les nouvelles expériences – et j’espère que ceux qui envisagent une carrière dans les STEM l’apprécieront.

Suivez les aventures et la science de Jessica à travers son Instagram et TikTok.

Langues d’interview : anglais (Schaub)

Photos et supports b-roll : https://bit.ly/Jellyfishtour

Leave a Comment