Des emballages pour assurer la sécurité alimentaire, pas au détriment de la planète


Tetra Pak a proposé une barrière à base de fibres pour remplacer la couche d’aluminium dans une boîte Tetra Pak standard. Ashutosh Manohar, PDG de Tetra Pak, marchés sud-asiatiques, s’entretient avec Mansi Guptale

Mansi Gupta (MG) : Pouvez-vous expliquer les couches précédentes des boîtes Tetra Pak ?
Ashutosh Manohar (matin):
La boîte Tetra Pak standard est composée de trois matériaux : carton (70 %), polymère (25 %) et aluminium (5 %). Toutes ces couches jouent un rôle important dans la création d’une barrière contre les éléments tels que l’air, l’humidité, la lumière du soleil, etc., protégeant ainsi les aliments dans la boîte contre la détérioration. Nos boîtes sont déjà renouvelables à plus de 70 %, entièrement recyclables et ont une empreinte carbone beaucoup plus faible tout au long de leur cycle de vie, ce qui les rend plus respectueuses de l’environnement que toute autre alternative d’emballage disponible aujourd’hui.

MG : Expliquez la nouvelle couche que vous avez introduite cette semaine ?
JE SUIS:
Comme mentionné ci-dessus, notre structure d’emballage aseptique contient aujourd’hui une petite quantité d’aluminium pour protéger le produit de la lumière et de l’oxygène. Bien que plus fine que nos cheveux, la couche d’aluminium à l’intérieur de nos emballages aseptiques (5%) est responsable d’environ un tiers de l’impact climatique de nos substrats. La priorité de développement est de remplacer cette couche d’aluminium par une barrière à moindre impact climatique. Une barrière à base de fibres composée de papier et de barrières est une alternative à la barrière en aluminium actuelle. Les premiers résultats suggèrent une réduction significative des émissions de CO2 par rapport aux cartons aseptiques traditionnels, mais offrent en même temps une durée de conservation et des propriétés de protection alimentaire comparables.

MG : Quelles sont vos attentes pour cette sortie ?
JE SUIS:
Nous sommes sur la voie de créer l’emballage alimentaire durable ultime, entièrement fabriqué à partir de matériaux renouvelables ou recyclés provenant de sources responsables, entièrement réutilisables – c’est-à-dire que les matériaux sont recyclés dans la pratique et à l’échelle mondiale, et qu’ils sont neutres en carbone. compliqué. Un certain nombre d’innovations critiques sont nécessaires pour donner vie à ce futur emballage en carton, notamment l’accélération de notre travail de conception du recyclage. Cela signifie supprimer la couche d’aluminium, vierge, réduire les plastiques fossiles et augmenter la proportion de papier. Les barrières alternatives que nous testons font partie de notre approche collaborative étape par étape pour développer et valider progressivement des solutions entièrement nouvelles.

MG : Est-ce mieux aussi dans la chaîne EPR ? En quoi est-ce bon pour maintenir une économie circulaire ?
JE SUIS:
Alors que nous nous efforçons de proposer des innovations révolutionnaires qui accélèrent notre travail à long terme sur la conception du recyclage, l’augmentation de la teneur en papier est une priorité essentielle. Dans ce contexte, le concept de barrière avec une barrière en fibre a un potentiel évident pour réaliser une économie circulaire à faible émission de carbone pour les emballages, avec pour objectif ultime de réduire considérablement les émissions de CO2 par rapport aux cartons aseptiques traditionnels, tout en offrant une durée de conservation et des aliments comparables. propriétés protectrices. Il augmente également l’attractivité des emballages en carton pour les papeteries en raison de la teneur en papier plus élevée, ce qui devrait encourager davantage l’utilisation de l’EPR en raison de la valeur accrue du matériau pour les réutilisateurs.

MG : Quels sont les enjeux actuels de l’élimination des cartons (notamment en Inde) ?
JE SUIS: Tetra Pak vise à créer des emballages qui préservent la sécurité des aliments, mais pas au détriment de la planète. Cependant, cette ambition nécessite un effort consolidé et une contribution significative de l’industrie, des décideurs politiques et des consommateurs.

L’un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est le tri et l’élimination des déchets à la source, ce qui entrave la réussite de la valorisation des déchets recyclables. Au fil des années, nous avons lancé de nombreuses initiatives, telles que Alag Karo Teen Bin (avec Saahas), Go Green avec Tetra Pak (avec RUR Greenlife) et nous nous sommes associés à plus d’une trentaine de partenaires de collecte et de sensibilisation dans le pays pour aider à institutionnaliser le tri des les sources de déchets et la sensibilité des parties prenantes impliquées. Ces efforts ont contribué à un fort changement de comportement, sensibilisant à de meilleures décisions d’achat et aidant à éliminer correctement les déchets, mais il reste encore beaucoup à faire.

MG : Quels acteurs autres que le comportement des consommateurs peuvent contribuer à catalyser une élimination responsable ?
JE SUIS:
Bien que la sensibilisation soit importante, il est également important que les politiques et la législation évoluent en conséquence et adoptent une vision stratégique à long terme de la durabilité environnementale. Par exemple, le problème de la mise en décharge en Inde nécessite une solide infrastructure de gestion des déchets, une législation uniforme, des rôles et des responsabilités clairs pour les différentes parties prenantes et une application stricte. Un autre défi majeur est de créer une demande pour les produits recyclés afin que le recyclage en tant qu’entreprise soit durable. Nous travaillons avec des recycleurs pour identifier de nouvelles applications évolutives, tout en travaillant également sur des technologies qui facilitent le recyclage.

MG : Quelles obligations le consommateur doit-il prendre pour se débarrasser du nouveau carton Tetra Pak ?
JE SUIS:
Les consommateurs jouent un rôle crucial dans la chaîne de valeur du recyclage. Ce sont eux qui choisissent et utilisent le produit alimentaire ou la boisson et décident si l’emballage utilisé fera partie du système de valorisation. Il est donc primordial de sensibiliser les consommateurs aux possibilités de recyclage des emballages en carton et de faciliter leur prise d’initiative.

Le consommateur peut faire certaines choses. Par exemple, consommer consciemment et faire de meilleurs choix pour l’environnement. Par exemple, il suffit de regarder la recyclabilité, l’étiquetage de la composition (recyclabilité, approvisionnement responsable), de choisir un produit recyclé au lieu d’un produit fabriqué à partir de matières premières lorsque cela est possible. Cela signifie que choisir un emballage durable ne suffit pas. Les consommateurs doivent contribuer à leur élimination efficace en triant les déchets, en mettant les emballages réutilisables (par exemple les emballages en papier cartonné) dans la bonne poubelle (sèche, réutilisable), etc.




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